LES GRONDIN : SAUT DE PUCE EN CORÉE

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SOPHIE ALLARD
LA PRESSE

OKWANG — Jean-Francis Grondin admet volontiers qu’il n’est pas un grand voyageur. Il a déjà fait un voyage tout inclus dans les Caraïbes avec sa blonde, il est déjà allé aux États-Unis en auto. Il était toutefois prêt à se rendre à l’autre bout de la planète pour encourager son fils qui vivait, hier, son baptême olympique.

À 16 ans, Éliot Grondin est l’athlète masculin le plus jeune de la délégation canadienne en Corée. Il participait hier à l’épreuve de snowboard cross. Il a été éliminé dès les huitièmes de finale. Mais le résultat importait peu.

Encore sous l’effet de l’adrénaline, M. Grondin a accepté de nous rencontrer au bistro de son hôtel, quelques heures après le passage éclair de son fils sur la piste olympique. Le petit établissement, surmonté d’un écriteau en coréen, est situé à un kilomètre du site de compétition, juste après un restaurant de poulet BBQ, où des haut-parleurs diffusent de la musique pop dans la rue.

« On a réservé à la dernière minute. On aurait préféré séjourner en ville, à Gangneung, mais tout était plein. On est bien, mais j’ai cherché longtemps des œufs pour déjeuner dans le quartier. »

Il est arrivé il y a trois jours à peine. Il est accompagné de son fils Ismaël, 18 ans. « On est encore sous l’effet du décalage horaire. Il est très fatigué. » Ils quitteront la Corée dès dimanche, après un séjour de moins d’une semaine. Un saut de puce au pays du matin calme.

« C’est court, mais je voulais absolument voir Éliot. C’était important d’être ici sur place pour soutenir mon fils. Je sentais qu’il en avait besoin. Je voulais être ici. Je pense qu’il l’a apprécié. Il ne me l’a pas dit, on est des gars, on ne se le dit pas, mais je sens qu’il était content. Ismaël a lui-même demandé de venir. On se tient compagnie. »

— Jean-Francis Grondin, père d’Éliot

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